Gabon : Un nganga-violeur jeté en prison pour avoir abusé d’une ado de 17 ans dans son temple
Sous couvert de médecine traditionnelle et de soins de désintoxication, un nganga d’un quarantaine d’années s’est livré aux pires atrocités sur une adolescente vulnérable confiée pour des soins. Le tradipraticien Claudel Bouassa Ndombi a été placé sous mandat de dépôt à la prison du Château de Port-Gentil ce lundi, rapporte ce samedi L’Union. Il est accusé de viols, de tortures physiques et de menaces de mort à l’encontre d’une jeune fille âgée de 17 ans au moment des faits.
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Les sévices sur sa victime remontent à environ deux ans et demi dans la capitale économique gabonaise, jette une lumière crue sur les dérives tragiques de certains prétendus guérisseurs. Communément appelés nganga, ils abusent de la détresse des familles pour assouvir leurs plus vils instants criminels au grand de la tradition et jetant le discrédit sur les valeurs et savoirs ancestraux.
Une cure de désintoxication qui vire au cauchemar
Le calvaire de l’adolescente de 17 ans débute en août 2023. À cette époque, l’adolescente souffre d’une grave addiction aux stupéfiants. Face au comportement de plus en plus incontrôlable de sa fille, sa mère, totalement dépassée par la situation, prend la décision de la confier aux soins de Claudel Bouassa Ndombi. L’objectif de ce placement au sein du temple du tradipraticien était de lui faire suivre une cure de désintoxication.
La prison de Port-Gentil où séjourne depuis le nganga
Malheureusement, loin de trouver la guérison, la mineure va y vivre un véritable enfer, isolée et sous l’emprise totale de son bourreau qui l’avait transformé un objet sexuel de ses plus bas instincts. Au lieu de délivrer la jeune femme de ses démons, notre nganga-violeur s’en était donné à cœur joie pour assouvrir sa libido hors nome doublée de sevices sexuels.
Des sévices sexuels et corporels d’une rare violence
Les détails de l’instruction révèlent un mode opératoire glaçant, mêlant abus d’autorité, violences sexuelles et actes de torture.
Viols à répétition : Pendant son séjour dans le temple, l’adolescente a été abusée sexuellement à de multiples reprises. Le tradipraticien exigeait notamment qu’elle lui prodigue des fellations avant chaque rapport sexuel imposé.
Tortures génitales : Sous le prétexte fallacieux de lui administrer des « traitements » traditionnels, Claudel Bouassa Ndombi concoctait une mixture agressive à base d’ail et de piment. Il contraignait ensuite la jeune patiente à introduire cette préparation particulièrement douloureuse directement dans son appareil génital.
La libération de la parole et l’incarcération
Les séquelles de ce traitement inhumain n’ont fait qu’aggraver l’état de l’adolescente. Constatant l’instabilité psychologique persistante de sa fille des années après les faits, la mère a fini par engager une discussion profonde avec elle. C’est lors de cet échange que la victime a trouvé le courage de briser le silence et de raconter l’intégralité du calvaire subi chez le nganga-violeur
Immédiatement alertée, la mère s’est rendue à la police judiciaire de Port-Gentil pour y déposer une plainte. Les enquêtes ont rapidement conduit à l’interpellation du mis en cause. Présenté lundi dernier devant le juge d’instruction, Claudel Bouassa Ndombi n’a pas échappé à la justice. Il a été formellement inculpé pour viol sur mineure et menaces de mort, avant d’être immédiatement conduit à la prison du Château, où il attendra désormais son jugement derrière les barreaux.
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